L'existence de Pluton fut mise en évidence en 1930 par un astronome amateur. Ce qu'il ne savait pas alors, c'est que la découverte de cette « planète » allait entrainer, plusieurs décennies plus tard, un déchainement médiatique et un grand débat au sein de la communauté scientifique.
En effet, sa distance et sa petite taille rendirent très difficile l'étude de la nature de cet astre et un récent débat s'en suivit pour savoir s'il s'agissait réellement d'une planète ou non.
Tout commença en 1890, lorsque l'astronome Peter Lowell fit construire un télescope dans le but de trouver de la vie sur Mars.
Ses recherches étant non fructueuses, il décida d'orienter son outil vers d'autres endroits du ciel et constata que l'orbite de Neptune semblait perturbée par un corps inconnu. N'arrivant pas à l'identifier, il le baptisa « Planète X ».
Plus tard, au début du Xxe siècle, un fils d'agriculteur, nommé Clyde Tombaugh, chargé de la maintenance du télescope et passionné d'astronomie, compara les clichés pris par l'appareil durant deux nuits. Il réussit en 1930 après un an de recherche à mettre en évidence l'existence de cette fameuse « planète X ».
Cette dernière fut baptisée ensuite Pluton suite à la suggestion d'une petite fille de 11 ans.
C'est seulement récemment que le docteur Tyson, suggéra que Pluton puisse être juste un corps glacé aux confins de notre système solaire. Ceci marqua le début du déchainement médiatique, car beaucoup de personnes de la population américaine n'étaient pas prêtes à effacer un acquis et un engouement qui dura plus de 70 ans.
Une comparaison des différentes planètes de notre système solaire réalisée dans ce reportage, nous permet vraiment de nous rendre compte à quel point Pluton est minuscule en comparaison des autres. En effet, son diamètre ne dépasse pas les 2400 km de diamètre, ce qui équivaut à la distance entre le Kansas et la Californie.
Néanmoins, les défenseurs de la théorie « planétaire » de Pluton, pensent qu'en dehors de sa taille et de sa masse, la forme sphérique et structurée de l'astre la différencie des astéroïdes.
Un autre argument en faveur de la théorie non planétaire est son orbite elliptique, alors que les huit autres astres présentent une orbite circulaire.
De plus, sa trajectoire spéciale dans le système solaire l'oblige à croiser l'orbite d'une autre planète.
En dehors de ces arguments, David Jewitt, en tentant de trouver une nouvelle planète, découvrit que Pluton faisait partie de la ceinture de Kuiper qui regroupe les vestiges gelés de la formation du système solaire.
Un peu plus tard, le docteur Mike Brown découvrit dans cette zone un objet encore plus gros de Pluton et décida de le nommer Iris . Malgré qu'il l'annonça comme la dixième planète du système solaire, sa découverte ne le satisfaisait pas, car pour lui, ce n'était au final qu'un petit corps glacé.
En 2006, une nouvelle définition du terme « planète » fut votée par l'UAI, et ceci allait remettre tous ces acquis en question. En effet, pour pouvoir porter ce nom, l'objet devait éliminer tout corps se déplaçant sur une orbite proche.
Or, ce n'est ni le cas de Pluton, ni d'Iris, et c'est à ce moment précis que ces deux astres perdirent officiellement le nom de planète.
Néanmoins, la vague d'opposition que cette nouvelle engendra, obligea certains Etats à ne pas accepter cette décision.
Pour d'autres scientifiques, le système solaire serait composé de quatre planètes de type « terrestre », quatre autres de type « géante », et les corps comme Pluton feraient parties d'un nouveau genre de planètes appelés « naines ».
Alors que devons-nous penser concernant Pluton et les autres corps célestes de ce même type ?
Pour l'instant, rien n'est sûr et il faudra attendre que la sonde « new horizon » atteigne sa surface en 2015 pour nous fournir davantage d'informations concernant sa surface, sa structure interne, son atmosphère et sur ses trois satellites.
Quoiqu'il en soit, peut être faudra-t-il un jour revoir notre lexique pour prendre en compte la diversité des objets qui parcourent l'espace et ne plus les réduire à des catégories aussi restreintes...